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"La Vie...
La Destruction...
L'indispensable...
La Terre, le Feu, l'Eau...
Le 3 deviendra unité...
Et ainsi sera le monde..."


Les yeux de la vieille se fermèrent dans un murmure, tel un bruit d'aile d'oiseau, une âme qui s'envole.
Et la prophétie fut perdue dans le temps.

# Posté le lundi 24 octobre 2005 14:04

Modifié le jeudi 07 juin 2007 16:53

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Attis se réveilla en sursaut. Le corps ruisselant de sueur, tremblant de tous ses membres, il chercha le sens du rêve qu'il venait de faire, le même qui le hantait depuis trois jours au moment exact où il fermait les yeux. Des mots résonnaient encore dans sa tête: force,apocalypse, prophétie...
Attis parvint enfin à se dégager de ses draps trempés. Il se dirigea vers la fenêtre de son petit appartement londonien et l'ouvrit. Il laissa vagabonder son esprit quelques minutes mais fut tiré de ses pensées par l'horloge de la cuisine qui sonnait deux heures. Il consentit à retourner se coucher. En déposant sa tête sur l'oreiller, il pria pour qu'aucun autre rêve ne vienne troubler son sommeil...
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# Posté le mardi 25 octobre 2005 13:41

Modifié le vendredi 08 juin 2007 08:33

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Une goutte de sang perla...
Le visage plein de mousse, Attis chercha un mouchoir dans sa salle de bain. Alors qu'il s'essuyait le visage, le dernier tube d'un groupe anglais à la mode passait à la radio. Une histoire d'élu où quelque chose comme ça. Attis avait encore quelquefois du mal à comprendre l'anglais... Dans son miroir se reflétait un visage aux traits tirés faute de sommeil. Il coiffa tant bien que mal ses cheveux et en passant devant sa chambre, il comprit d'où venait son manque de sommeil. Sur son lit était posé le livre qu'il avait lu hier, TEN LITTLE NIGGERS. Un livre passionnant au juste. Tellement qu'il en avait oublié l'heure hier soir et avait lu jusqu'à, dans ses souvenirs, 00h30.
"Et après tout ,se dit-il, tu ne commences ton service au café qu'à 17h. Tu peux bien t'accorder ce petit plaisir."
Encore une fois, Attis se plongea dans la lecture, se forgeant des images au grés des vagabondages de ses pensées. C'est dans ses moments là qu'il était le mieux. Il oubliait tout, comme par exemple le fait qu'il n'avait toujours pas déjeuné!
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# Posté le mercredi 26 octobre 2005 04:17

Modifié le vendredi 08 juin 2007 08:33

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Attis ragarda la petite pendule en argent des Délices de Paris. 23h30. Encore un quart d'heure et il pourrait enfin quitter cet endroit rempli d'un mélange de différentes odeurs, du chocolat des pâtisseries françaises au tabac du patron. En reposant son plateau sur le comptoir, il posa les yeux sur une affichette informant la clientèle de la réouverture d'une ancienne librairie. "Intéressant, pensa-t-il, il faudra que j'aille y faire un tour..." Il sortit du café en recomptant son maigre pourboire et décida de prendre le chemin de cette librairie. Il s'arrêta devant une vitrine sombre, vide, dont on ne pouvait plus lire l'enseigne tant elle était usée. "Il faudra qu'ils pensent à rafraichir tout ça sinon ils auront du mal à attirer les clients!" lâcha-t-il tout haut. Sur ce, il éclata d'un rire franc et fit demi-tour pour rentrer chez lui, sans remarquer l'ombre à la fenêtre du premier étage qui le regarda s'éloigner avant de disparaître dans les ténèbres...
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# Posté le jeudi 27 octobre 2005 10:07

Modifié le vendredi 08 juin 2007 08:33

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Mais arrivé au coin de Oxford Street il se rendit compte qu'il avait fini son livre la veille et qu'il lui en fallait absolument un nouveau pour pouvoir échapper à la loi de la jungle urbaine impitoyable de La City. Il se décida donc à retourner dans cette librairie miteuse qu'il venait de voir à Covent Garden. En arrivant sous les Halles, une délicieuse odeur de Donuts lui remplit les narines. Covent Garden était très agité ce soir et les multiples artistes de rues s'en donnaient à coeur joie afin de remplir le coeur des badauds de souvenirs turbulents et multicolores. En passant devant le magasin Heart, il salua la seule personne qu'il connaissait vraiment ici, Réa, l'employée du magasin d'ésotérisme le plus charmant et le plus cossu de tout Londres. Il aimait à sentir les odeurs d'encens qui s'en exhalaient et bien entendu il aimait à discuter avec Réa de la vie, de ses peurs et de ses joies. Ils pouvaient discuter ainsi pendant des heures, oubliant le monde autour d'une bonne pizza dans son petit apartement de Notthing Hill. Il se rappella tant bien que mal de la route à suivre mais il hésita quand même à pousser la porte de ce simulacre de librairie. La poignée était douteuse mais il se dit qu'après tout c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. IL poussa la porte et entra...
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# Posté le jeudi 27 octobre 2005 12:40

Modifié le vendredi 08 juin 2007 08:33